Pete Docter, who directed both Up and Monsters Inc., appeared on an episode of Jeff Goldsmith’s Creative Screenwriting Magazine Podcast about Pixar’s creative process and how the screenplays change from initial pitch to final product.

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Il existe plusieurs niveaux d’intérêt que l’on peut porter à ses propres textes. Du moins, c’est la réflexion que je me faisais hier soir alors qu’elle jetait un œil - juste mais honnête - à trois pages du bouquin que j’essaie de faire germer tant bien que mal.
Mon gagne-pain, c’est d’écrire. Publicités, catalogues, annonces, discours, interviews, scénarios (l’Académie a tranché en ce sens paraît-il), tout y passe. En ce moment même, dans la cafétéria de l’entreprise pour laquelle j’officie, il y a trois textes rédigés avec amour par mes soins qui n’attendent que les yeux du public. Et cela ne me fait ni chaud, ni froid. Quand mon boulot était affiché en 4 par 3 dans le métro et les rues de Paris, j’étais même plutôt satisfait de cet exhibitionnisme littéraire. J’ai même un blog, c’est dire si mon nombrilisme atteint des sommets et que le voyeurisme du lecteur ne me dérange pas outre mesure.
Mais là, c’est différent. Pour une des premières fois, je me sors les tripes sur le papier hors commande et je laisse quelqu’un lire le résultat. Mes mots sous contrat n’ont pas le même impact sur mon égo que ceux qui s’écrivent le soir, dans l’intimité. Ces mots là sont personnels. Ils racontent mon histoire, celle que je veux raconter à d’autres gens que moi. Ce public est différent de celui auquel j’ai l’habitude de parler, il ne veut rien acheter, il ne cherche aucune information. Il aimera peut-être ce que je veux lui dire, il détestera aussi certainement.
Et, cette fois, rien ne m’importe plus que de parvenir à le séduire.