10 11 09

Okay, Dude. Have it your way.

Je m’étonne moi-même, c’est déjà ça. La capacité de l’être humain (généralisons un peu, ça rassure) à se bercer d’illusions est un sujet d’émerveillement sans fin. Prenons un exemple, moi (au hasard, vous en avez de la chance). J’ai envie d’écrire. J’aime écrire. Et pourtant, je trouve toutes les excuses du monde pour ne pas le faire. Si je n’écrivais plus beaucoup sur le blog, c’est que la version wordpress était trop limitée, si je n’écris plus ici, c’est que je n’arrive pas à présenter ça comme je le voudrais…

Auto-foutage de gueule. Certain jours j’arrive presque à me convaincre.

Ce n’est pas en s’offrant un carnet, aussi moleskine soit-il, qu’on fera exploser sa productivité. L’envie d’écrire, l’imagination et le plaisir de former les phrases sont les seuls véritables moteurs. Le reste, c’est bullshit. Ce n’est pas en rêvant de m’exiler dans une autre ville, plus calme, plus cool, plus “comme il faudrait pour écrire” que la motivation d’accumuler les adjectifs verra le jour.

Si je n’y arrive pas ici, pas maintenant. Je n’y arriverais pas tout court. Quand elle me fixe avec sérieux et m’assène un “ça fait combien de jours que tu n’as pas écrit?”, je boucle quatre pages. Et j’aime ça.

Sortons-nous (le nous ducal) les doigts du cul.

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- C’est bien hein? c’est Uptown funk empire!

- On dirait la B.O. d’un porno.

- hmmm. Ouais, mais un porno avec une bonne B.O.