
En découvrant cette interview de Fabrice Colin, auteur hautement appréciable mais trop peu apprécié, je continue mon exploration des méthodes d’écriture. Pour lui, c’est un plan aussi maturé que détaillé et une écriture rapide qui en découle. Construction préalable donc, ok.
+++
Plus Paris devient bruyant, plus j’ai tendance à baisser la voix.
En ce moment, je murmure beaucoup. Apparemment, c’est très étonnant pour mes interlocuteurs. Les gens n’ont plus l’habitude de tendre l’oreille et d’écouter, la voix du plus fort règne en maître près des machines à café.
Le trop plein sonore m’exaspère, je n’aspire qu’au calme et à un peu de musique dans les oreilles. Du coup, à de rares exceptions, la radio m’ennuie, la télé m’ennuie (énormément). Même lorsqu’il s’agit de sujets intéressants, je préfère lire qu’écouter les chroniques, les analyses, les histoires (ce qui n’est pas le cas de Mr Colin, d’ailleurs, que j’ai pris plaisir à écouter, mais lui je l’aime bien). Les voix m’irritent et me gâche le plaisir. Je remarque qu’avoir une voix n’est pas une chance distribuée impartialement par dame nature et que j’en suis, pour ma part, totalement dépourvu. Je me tais donc. Beaucoup.
Et, comme je ne suis qu’un gros tas de contradictions, en ce moment j’aime à nouveau aller au cinéma (dans des salles le plus vides possibles tout de même, faut pas pousser).
-
proximiteux posted this